Un petit bijou musical, fantaisiste, moderne et poétique qui nous emporte vers Nohant…Une douce rêverie romantique.

C’est avec joie que nous avons découvert la nouvelle création de Caroline Loeb laquelle après le beau succès de « Mistinguett, Madonna …et moi » nous ravit littéralement ici avec « George Sand et moi ». Plus qu’un spectacle, nous avons été portés voire transportés au cœur même de la vie romantique du XIXès pendant une heure quinze, le temps d’une promenade et d’une rêverie musicales …


Le pari est donc réussi pour Caroline Loeb et Alex Lutz : celui de dépoussiérer le portrait  mythique et figé dans le temps de cette géniale artiste, visionnaire, journaliste et féministe, femme politique engagée et républicaine de la première heure.
On la connait  bien pour certains et si peu pour d’autres. Comment la dépeindre avec génie tel un tableau de Delacroix qui l’a plus d’une fois immortalisée à Nohant ou ailleurs ? George Sand est une de ces rares femmes qui s’est battue toute sa vie contre toutes les inégalités. Elle emprunta même son pseudo, venu du nom de son amant Jules Sandeau et qu’elle prit officiellement en 1832 pour  publier en toute liberté ; elle fuit alors à cette période son mari et vient s’installer pour travailler à Paris avec ce jeune homme, un journaliste rencontré en 1831 .

 


Amantine Aurore Lucile Dupin- née le 1 er juillet 1804 à Paris est roturière par sa mère, descendante d’un oiseleur du Châtelet mais aristocrate par son arrière grand père Maurice de Saxe, fils bâtard du Roi Auguste II de Pologne. C’est ce fait qui dirigera  sa vie politique et décidera pour beaucoup de ses engagements envers la cause du peuple et le socialisme dit «éclairé » dont elle se revendiquera. Elle s’éleva enfin en force contre la Commune de Paris et défendit l’abolition de l’esclavage et de la peine de mort avec entre autre, son ami Victor Hugo avant de s’éteindre le 8 juin 1876.
Comment passer de nos jours à côté d’une figure aussi moderne et emblématique qui s’est élevée pour défendre justement toutes les causes : celles de simples épouses dépourvues de tout droit  sans l’autorisation de leur mari, celles des pauvres gens issus de la paysannerie ou de la classe ouvrière et bien d’autres encore… ?
Elle soutint par ailleurs aussi des artistes sans le sou, même des enfants prodiges venus de villages voisins en lesquels elle croit et qu’elle héberge ou mécène le plus souvent. Elle donnera avec son fils Maurice autant de représentations pour se distraire ou tester ses pièces avec tout son monde dans le petit théâtre de Nohant créé à cet effet –en plus de celui des marionnettes-allant jusqu’à engager les villageois pour jouer ses personnages …
Alex Lutz dit lui-même être secoué et inspiré par l’existence d’une telle artiste humaniste aux si nombreux talents : écrivaine, journaliste, co-fondatrice d’un journal avec Pierre Leroux «  La Revue Indépendante », dramaturge, musicienne, peintre … Pourtant, toute sa vie, elle sera contrainte par sa condition féminine mais elle restera toujours autant éprise de liberté .
Elle est une personnalité qui au final le rassure, écrit encore le metteur en scène. Et on le comprend tant il est encore difficile de nos jours de faire ses propres choix de vie et de défendre certains de ses droits et opinions… 
Alex Lutz  confie aussi en parlant de Caroline et de son équipe: « Nous aimerions avec ce spectacle lui redonner chair, avec humour, poésie, musicalité et admiration .Nous aimerions que vous fassiez un peu sa connaissance avant qu’elle ne devienne votre amie pour la vie ». Le livret et je jeu dramatiques, les costumes, la scénographie, la grille lumière, le son apportent une belle touche d’intimité réaliste au spectacle. On est ainsi réellement conviés comme dans un songe éveillé en la demeure de la « Bonne Dame de Nohant ».

 


Bien le merci, chers créateurs et musiciens pour ce petit bijou qui fait ses premiers pas sur la scène chaleureuse d’Avignon. Les spectateurs que nous sommes sont conquis par la beauté à la fois sobre et colorée de la mise en scène et du jeu de l’artiste, par celle des textes et des musiques de ces chansons originales .En effet, ces dernières ont été créées spécialement pour la pièce, telles « Nohant » co écrite par Caroline Loeb avec son complice Thierry Illouz ou encore « Ecrire, dit-elle » .Toutes sont signées de la main de la fine fleur de la chanson française : Pascal Mary, Fred Parker, Wladimir Anselme  participent en effet à l’album en préparation dont la sortie officielle se fera en décembre prochain. Nous vous tiendrons informés sous peu…Surprise !

 


 Oui, on se sent en harmonie à la sortie de cette pièce novatrice, poétique et ingénieuse aux couleurs de la Sand mais à la touche très Loeb. Après le spectacle d’ailleurs, on se procure le mini Cd et la très populaire Caroline se livre alors avec simplicité à une séance de dédicace impromptue…entourée aussi de ses amis Jean Paul Gautier et Amanda Lear venus lui faire une surprise et qui se hâtent de la féliciter !

 


A votre tour, venez voir virevolter les mots et les notes fleuris de celle que l’on nomme « La Loeb » …« Je suis ce que j’écris. J’écris ce que je suis» …Cet extrait de la chanson « Ecrire dit –elle »   vous va, c’est certain, à ravir.
« George Sand et moi » vous convie en Avignon aux Théâtre des Trois Soleils, tous les jours à 18h10 depuis le 6 jusqu’au 26 juillet, puis en tournée en 1014 et 2015.
 

Safia Bouadan
 

Festival Off d’Avignon 2013 repris en 2014 et 2015 : « George Sand et moi » de Caroline Loeb et Tom Dingler mis en scène par Alex Lutz, accompagné par Gérald Elliott  . A l’affiche aux Trois Soleils tous les jours à 18h10 .

Un grand succès qui ne se dément pas depuis sa création puis installé au Théâtre du Gymnase et en tournée.

copyright Jean Pierre Viguier

copyright Safia Bouadan

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